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jeudi 15 novembre 2012

Des diables, des grottes et du miel

Pour se remettre de nos émotions sportives, nous nous sommes programmés une journée sur Mole Creek – loin d’être déplaisante ! Cette petite localité et ses environs regorgent d’activités captivantes.

Tous les deux grands fans de miel, la Honey Farm (Ferme de Miel) ne pouvait pas mieux tomber pour faire le plein de sucre. Ce très joli magasin organise des dégustations gratuites de plus d’une soixantaine de miels (miel leatherwood, pâte à tartiner chocolat-noisette-miel, pâte pêche-miel, …), de vinaigrettes à base de miel, de nougats, … Bref, un déliceee ! J’en ai encore les papilles qui salivent. Le tour du magasin s’articule autour d’une visite interactive sur le fonctionnement d’une ruche. 


Le saviez-vous ?

  • La Gelée Royale est la seule nourriture de la reine des abeilles et ce privilège lui est uniquement réservé !
  • Une abeille produit 1/12 d’une cuillère à thé de miel durant toute sa vie. Imaginez un peu toutes les vies d’abeilles que nous consommons en avalant une p’tite cuillerée de miel.
  • La reine peut pondre jusqu’à 2000 œufs par jours.
Pas mal d’explications sympas et à savoir !

Après avoir goutés une vingtaine de miels, nous avons acheté deux p’tits pots l’un Blackberry Honey et l’autre Leatherwood Honey. Nous avons choisi ce dernier avant tout pour le goût mais aussi parce que l’arbre appelé Dircas (Leatherwood) ne pousse que dans la partie humide de l’Ouest de la Tasmanie. Nous avons donc voulu faire honneur au miel local produit à partir des fleurs de Dircas et ainsi unique !

Presqu’à la fin de nos trois semaines de Tasmanie, nous n’avons pas eu la chance de voir un Diable de Tasmanie en pleine nature… Ce serait dommage de quitter l’île sans souvenir de cette boule de poils. Pas trop pour les zoos, nous préférons encourager les réserves animalières. Nous avons donc opté pour une visite au remarquable Trowunna Wildlife Park. Ce dernier vient en aide aux animaux orphelins ou blessés, et est spécialisé dans les Wombats et les Diables de Tasmanie. Un tragique destin s’abat sur ces derniers, 75% (env.) de leur population sont infectés par un cancer de la face transmissible, qu’entre eux, durant le nourrissage, les morsures ou autres. Trowunna Wildlife Park, en partenariat avec le Gouvernement Tasmanien, isole en quarantaine un groupe de 34 diables afin de les épargner de la maladie et attend l’ordre du Gouvernement pour les relâcher dans la nature.

Pas étonnant qu’on les surnomme les Diables de Tasmanie… Nous avons participé à leur nourrissage, ils sont très mignons mais démentiels quand il s’agit de leurs casse-croûtes !


 Le parc propose une visite guidée d’une heure qui permet de caresser et tenir dans les bras certains animaux. Après l’avoir vu à l’état sauvage, c’est dans nos bras que nous avons câliné un bébé wombat  (6Kgs à quelque mois –belle bête !). Ce dernier était encore dans le ventre de sa mère alors qu’elle venait de se faire renverser. Il revient de loin ce p’tit ! Il se laissait dorloter par 4-5 personnes, bizarrement il s’endormait dans mes bras – à croire que lui aussi aime la chaleur de ma doudoune bleue.


 Le mec de l’accueil a été super sympa avec nous. Il m’a accordé un tarif étudiant (ce n’est pas passé pour Julien – Qui a dit que ses longs cheveux le rajeunissait ?) et nous a offert de la nourriture pour les Kangourous et Wallabies. Ces animaux sont très bien soignés et malgré leurs captivités ils conservent une certaine liberté grâce aux vastes espaces qui leurs sont réservés. Nous avons déjà passé des moments magiques avec des créatures à poils, celui-ci ne fera que ce rajouter à la liste. C’est très rare de dire ça mais grâce à la pluie nous étions les seuls dans la réserve naturelle. Nous n’avons pas vu le temps passer – plus d’une heure à observer, nourrir, caresser et jouer avec les Kangous. C’était génial ! Le mec de l’accueil est venu nous rejoindre saisi de l’intérêt que nous portions aux animaux du parc. En même temps, Wombats - Diables de Tasmanie – Echidnas – Kangourous – Wallabies – Pademelon - … Ils font tous rêver !

Nous avons même eux le droit à une scène de séduction puis pornographique de kangourous. AAAhhh le printemps !


Pour terminer cette journée comme elle a commencé, nous nous sommes laissés tenter par le Mole Creek National Park. Plusieurs grottes karstiques sont à visiter et nous avons choisi la Marakoopa Cave (19$/pers.). Cette grotte humide est réputée au niveau international pour ses nombreuses chambres aux étincelants cristaux, ses stalagmites & stalactites et ses deux rivières souterraines. Le Best du Best était à la fin de la visite lorsque le guide a éteint la lumière par surprise et d’un seul coup une colonie de vers luisants scintillait au-dessus de nous tel un ciel aux étoiles vertes.


Cette région accueillait auparavant les Tigres de Tasmanie, une espèce éteinte depuis 70 ans (env.). C’était un petit animal carnivore à rayures présent en Tasmanie mais aussi en Australie et en Nouvelle-Guinée. Le dernier d’entre eux mourut dans des conditions pitoyables au zoo d’Hobart en 1936. De nos jours, certaines personnes affirment l’avoir vu malgré l’affirmation contraire des scientifiques. Pourquoi pas ? En tout cas, nous, on en a pas vu !

Il est l’heure de faire nos adieux (ou nos au-revoir) à la Tasmanie… Toutes bonnes choses ont une fin ! Et puis, nous sommes des p’tits veinards, nous avons eu des vacances dans des vacances ! ^^ En tout cas, ce p’tit bout de terre très nature à beaucoup à offrir, espérons que l’Homme arrivera à le préserver.

mercredi 14 novembre 2012

Cradle Mountain - Lake St Clair National Park


Que serait la Tasmanie sans son fabuleux parc national : « Cradle Mountain-Lake St Clair » qui, au passage, est classé au patrimoine mondial. C’est le joyau de cette île et le plus connu d’Australie. Nous avons entendu parler de ce parc depuis un bon moment déjà, je pense que cela doit remonter à notre arrivée en Australie. De plus, nos amis Bretons, Malo et Flo, qui l’ont parcouru avant nous, nous en ont dit que du bien. Voilà pourquoi nous avions hâte de fouler ces montagnes !

Pics spectaculaires, gorges profondes, lacs et landes sauvages forment le décor parfait de « Cradle Mountain ». Il propose de nombreuses randonnées allant d’1 heure à 6 jours, voire plus, tout dépend de votre condition physique et de votre stock de nourriture… Mais il est surtout connu au niveau international pour son fameux parcours : « l’Overland Track », long de 80 kms, qui part de « Cradle Valley » au Nord, jusqu’au « Lake St Clair » au Sud. Le manque d’équipement (tente, duvets, …) et la météo plus qu’aléatoire ne nous ont pas permis de le faire. Nous avons donc opté pour les 2 plus grosses randos proposées, à savoir : le « Mont Rufus » au Sud et le « Cradle Mountain Summit » au Nord. Ces 2 dernières empreintent le même tracé que l’Overland Track. Je peux vous dire que ce parc national est à la hauteur de sa réputation : INCROYABLE !!! Pour nous, c’est clairement le plus beau parc et les plus belles randos que nous n’ayons jamais faites ! Je n’en dis pas plus, les photos parleront d’elles-mêmes et la vidéo vous donnera peut-être envie d’y faire un tour ! ^^ 


Mont Rufus (Lake St Clair) :

Distance : 18,5 kms - Temps : 7 h - Difficulté : grade 4/5 - Dénivelé : 737 m à 1 416 m



Cradle Mountain Summit (Cradle Valley) :

Distance : 12,8 kms - Temps : 7 h - Difficulté : grade 5/5 - Dénivelé : 900 m à 1 545 m



Nos ressentis :

« Boues, rivières, forêts humides, roches glissantes,… Voilà ce que j’appelle une vraie rando ! Superbes parcours et vues magnifiques aux sommets malgré la difficulté lors des ascensions, surtout au Cradle Mountain Summit où nous devions sauter de roche en roche dans la dernière partie du parcours ».  Julien

« Deux randos vraiment surprenantes. Elles m’ont cassé les jambes pour me couper le souffle une fois aux sommets ! Ça fait du bien de se remuer le derrière ». Titia




Laquelle vous aurez tenté ?

mardi 13 novembre 2012

Hobart & ses environs

Toujours en Tassie (surnom de la Tasmanie) et avec la Taz’mania attitude, nous avons continué notre bout de trip jusque la Tasman Peninsula (Péninsule de Tasman). Cette dernière ouvre les portes à de spectaculaires falaises de 300m de hauteur, de superbes plages aux vagues surprenantes, de magnifiques sites de randonnée, … Parmi toute cette richesse naturelle, nous avons contemplé les formations de Tessellated Pavement (Pavement de mosaïque), de la Tasman Arch (Arche de la Tasmanie) et de la Remarkable Cave (Grotte remarquable). Rien de mieux que des photos pour l’illustration !


Arrivés à Hobart, notre première impression a été : « Où sont les buildings scintillants de la CBD ? ». Eh bien, il n’y en a pas ! Cette ville a beau être la capitale de la Tasmanie, elle reste simple mais charmante. Comparé à l’atmosphère branchée de Sydney ou de Melbourne, Hobart a plutôt opté pour une ambiance détendue et chaleureuse. Ici, les habitants ne se prennent pas le choux avec leurs garde-robes : sweat, jogging, basket, … font souvent l’affaire !
Hobart en quelques lignes…
Certaines bâtisses ou maisons ont conservé le style Georgien participant au charme de la ville. Le centre-ville est compact avec des boutiques, restos, bars et cafés. D’ailleurs, la gastronomie est l’un des principaux attraits d’Hobart. Après la chope Boag’s (285ml) dans le Nord, nous en avons profité pour déguster une pinte Cascade, la bière locale du Sud. Pour nous deux, la Boag’s se révèle plus succulente !


La Salamanca Place était le centre du commerce d’Hobart durant la période de la grande chasse à la Baleine (XIXs). La rangée d’entrepôts à l’architecture coloniale australienne témoigne de l’existence de cette époque. Aujourd’hui, Salamanca Place s’adonne à des activités plus respectables tel que le fameux Salamanca Market se tenant chaque samedi matin. A priori, à ne pas manquer même un jour de pluie. Eh bien, je confirme ! Ce marché artisanal est super. On y trouve de tout même des musiciens et acrobates qui y mettent l’ambiance.



En tant que ville, Hobart n’a rien d’exceptionnelle mais elle compte bien d’autres surprises… Adossée au Mont Wellington, haut de 1270m, nous sommes montés à son sommet. Après 22Kms en cote, pauvre Olica qui avait le pare-buffle au sol, nous sommes arrivés sur une terre lunaire. Rien d’étonnant, vu le froid de canard qu’il y fait. Nous avons perdu 10°C (env.) de la ville depuis le sommet. Sachant qu’il faisait 14°C à Hobart, le calcul est vite fait… Toutefois, face à cette vue époustouflante, nous avons très vite oublié le froid.

Nous avons passé 1 semaine à Hobart où nous y avons pris certaines habitudes. Chaque soirée à squatter Sandy Bay avec vue sur la mer, espace BBQ, douches chaudes/gratuites et paradis des perroquets.
Deux anecdotes par rapport à Sandy Bay. La première est celle où Julien s’est improvisé coiffeur. Et oui, 11mois sans avoir coupé mes cheveux, ils avaient besoin d’un rafraichissement. J’ai donc pris mon courage à deux mains et fait appel à Deck’Hair ! Toutes les conditions étaient réunies pour réussir :
Au final, une belle coupe à 0$ !
La seconde anecdote est celle d’avoir sauvé un bébé perroquet tombé d’un arbre et attaqué par les pies. Qui dit printemps, dit beaucoup d’oisillons ! Nous avons donc fait appel au centre Wildlife pour lui assurer la vie sauve.
A 80Kms au Nord-Ouest d’Hobart se trouve un parc réputé pour sa forêt tropicale, ses cascades, ses montagnes et sa faune : Le Mont Field National Park. Arrivés en début de soirée, nous sommes tombés sur un super camping (payant) à l’intérieur du parc. Nous n’avons pas l’habitude de payer pour dormir mais ce camping offrait de bonnes installations (toilettes, douches, BBQ, …) et de la tranquillité pour 8$/pers. A peine eu le temps de s’installer qu’un couple de retraités australiens nous ont invité à les accompagner pour une balade en forêt. Pourquoi pas ? Une heure  à crapahuter et papoter avec eux avant de retourner à nos emplacements pour manger. Comme souvent nous attendait notre Kit Noodle : un bol avec de l’eau chaude contenant des nouilles. Après le concept Pasta Box, nous inventons le Noodle Bowl (Bol de nouille) ! ^^
Le soir même, opossums et pademelons (encore plus petit qu’un wallabi) sortaient de leurs cachettes pour commencer leurs journées nocturnes. Hop, lampes frontales – gilet – chaussette et basket enfilés pour être explorateur d’un soir. Notre style ne déchire-t-il pas ? 

Le lendemain, une excursion de 2h nous a mené aux Russell Falls (magnifiques cascades de 45m), Horseshoes Falls et Lady Barron Falls

Cette excursion était une sorte d’échauffement avant les fameuses randonnées de Cradle Montain – Lake St Clair National ParkGare au vertige !

Au passage, certaines personnes s’interrogent sur le Tasmanian Devil (Diable de Tasmanie) et bien nous aussi ! Je n’en dirai pas plus…






Les + de l’aventure :
  • Après Citroën, je vous présente Troënci. Rien ne vous choque ?
  • Suite de l’épisode des bêbêtes : Après avoir aspergé matelas & divers tissus, nous nous sommes aperçu un peu trop tard que nous n’attaquions pas avec le bon produit. Perte de temps et d’argent ! Pas moyen, il faut s’en débarrasser ! Nous avons donc acheté du produit tueur de bêbêtes et inspecté, aspergé les moindres recoins en bois. Car OUI, elles aiment le bois !! La photo ci-dessous vous montre que j’en deviens folle (Peut-être à cause des piqures ?!?). En me renseignant sur internet, j’ai appris qu’elles n’aimaient pas les températures en dessous de 10°C… Sachant qu’au Mt Wellington, les températures avoisinaient les 3-4°C – j’ai eu la brillante idée d’ouvrir toutes les portes du van, histoire qu’elles prennent l’air : VENGEANCE !! Les gens, bien au chaud dans leurs voitures, se demandaient ce que nous foutions : "Eh bien, on tue des bêbêtes !"
  • Aaaahhhhh les mouettes d’Australie, c’est toute une histoire. Depuis que nous voyageons où que nous soyons, elles sont toujours là ! Infectent entre-elles, elles ne font que se chamailler pour la moindre miette et sont toujours à l’affût telles des charognards. Nous les surnommons les Moumous !! Pour vous montrer à quel point elles ne lâchent rien – Regardez, ce pauvre gars ne peut même pas déjeuner tranquillement ^^

lundi 5 novembre 2012

Débarquement en Tasmanie


Voilà un endroit en Australie où nous voulions absolument nous rendre, car oui, la Tasmanie en fait belle et bien partie. La Tasmanie est à l’Australie ce que la Corse est à la France. Ce petit bout de terre est une étape incontournable pour tous les backpackers qui se lancent dans la grande boucle australienne. Des cours d’eau préservés, de belles plages, des montagnes enneigées, des eaux turquoise, une faune et une flore unique… Tout ceci, à quelques coups de rames du continent ! Bon il est vrai, nous avons préféré opter pour le bon gros bateau qui nous a emmenés là-bas un peu plus vite et sans se les geler ! Car mine de rien, à force de descendre, on approche de l’Antarctique ! Et le vent glacial du sud nous le rappel !

 

Nous avons donc quitté Melbourne pour 3 semaines à bord du « Spirit of Tasmania » en fin de journée, afin de faire les 12h de traversée de nuit, confortablement installés. Enfin, ce n’était pas non plus des lits qui nous attendaient, mais à la place, des fauteuils inclinables… Ce n’était pas le top pour se positionner mais ça la fait ! Seul petit bémol (le même qu’au cinéma) : la clim’ !!! Heureusement, nous avions des espèces de couvertures en laine mis à disposition.



6h30 du mat’, tout le monde debout prêt à débarquer. Les premiers rayons du soleil apparaissaient à l’horizon alors que nous quittions le ferry à bord d’Olica. Première impression : la Tasmanie est petite ! Les premiers panneaux en bord de route sont là pour nous le rappeler en indiquant « Hobart », qui est à l’opposé de l’île tout au sud, à environ 300 kms ! Ça va nous changer !

Première destination…euh… Ben en fait, nous n’avions jamais pris le temps de feuilleter la partie « Tasmanie » de notre Lonely Planet. Donc on sait dit, pourquoi ne pas faire la boucle dans le sens des aiguilles d’une montre comme en Australie ! Let’s go !!!




La carte indiquait « Launceston » à une petite centaine de kilomètres de « Devenport », la ville  où nous avons débarquée. Celle-ci est apparemment la 2ème plus grosse ville de l’île. Nous nous sommes arrêtés en chemin dans 2 petites villes de campagne sans grand intérêt, si ce n’est les peintures murales de la ville de « Shieffield », avant d’atteindre Launceston en milieu d’aprèm. Deuxième impression : leurs villes sont petites et peu animées comparé à celles du continent… Mais elles n’ont pas pour autant moins de charmes. 




La ville est nichée près d’une rivière à gros gabarit et, est composé en grande partie de vieilles maisons d’époque victorienne, édouardienne et Art déco. Mais ce qui caractérise surtout cette ville, c’est sa « Boag’s » ! Une bière brassée ici depuis 1881 dont les habitants du nord de l’île affectionnent tout particulièrement. Et après l’avoir goûté, nous pouvons vous dire qu’elle est vraiment bonne !! Mois qui critiquais les bières australiennes, je dois dire que c’est une bonne surprise ! Par la suite, nous avons flâné dans les rues en nous perdant dans les petites ruelles qui la composent.


Le lendemain, à 15 min à pieds du centre-ville, nous nous sommes rendus à la « Cataract Gorge », composée de hautes falaises de basalte entourant la rivière. Un petit chemin de rando en fait le tour en passant par un pont suspendu. A l’entrée, les douches chaudes ne nous ont pas échappées. Nickel après avoir sué à crapahuter sous le soleil ! C’était notre première crainte à vrai dire… la PLUIIIIE !!! Et bien non, un beau grand soleil presque chaud ^^ nous a rendu cette promenade plus qu’agréable. Au moment d’aller se laver, alors que le soleil nous avait quitté depuis un petit moment, de petits yeux brillaient au passage de nos lampes frontales dans les buissons et dans les arbres : petits kangourous et Lémuriens. Troisième impression : la Tasmanie, c’est vraiment nature ! 


Sur la route en direction de la côte nord-est, nous avons traversé des paysages tout simplement grandioses : plaines fertiles remplient de moutons, routes montagneuses à la roche rougeâtre, vallées nichant des lacs, routes côtières donnant des points de vue sur les plages, … Mais ce qui nous a vraiment surpris en chemin, c’est la quantité de moutons !!! J’ai toujours entendu dire que la Tasmanie c’était comme la Nouvelle-Zélande mais en plus petite, et sachant que cette dernière est le pays où il y a le plus de moutons au Monde, ça ne m’étonne pas vraiment au final.


La bonne surprise que nous avons eu une fois à « Bay of Fires » (= baie des feux), c’est que la majorité des campings sont gratuits, en bord de plage et peu fréquentés ! Impeccable pour y rester 2 nuits ! Plages de sable blanc, eaux d’un bleu céruléen, landes broussailleuses et lagunes forment le décor de la délicieuse Bay of Fires qui a, au passage, était élu 2ème plus belle plage du monde selon un magazine américain. Son appellation provient en partie des lichens orange vif, typiques du lieu, accrochés sur les rochers. Je dis en partie car apparemment, ce sont les feux allumés par les aborigènes le long de la rive qui inspirèrent aux premiers explorateurs le nom de la baie. Aborigènes qui ont aujourd’hui totalement disparu de l’île, chassés et tués par les « blancs », à la conquête de terres et de pouvoirs… 

Cet endroit est un vrai paradis, isolé et à l’écart des villes. Beaucoup de routards tracent leurs routes directement vers le sud sans se soucier de ce qu’ils ratent, et j’ai envie de dire tant mieux ! Honnêtement, c’est la plus belle plage que nous ayons vu en Australie ! Seul soucis, l’eau est froide…et pas qu’un peu ! Donc pas question pour nous d’y piquer une tête. Surtout que les campings ne sont pas équipés de douches, ni de toilettes, ni d’eau, ni…de rien en fait ! Et c’est ça qui rend ce coin si beau et si paisible. Nous avions pour voisins un couple de perroquets ! Pas trop bavards mais sympa à admirer. 

En quittant (difficilement) ce lieu vers le sud de la côte est, petit arrêt au village portuaire de « St Helens » pour un « fish & chips » (= poisson frites), plat typique d’Australie. On est loin de la gastronomie française mais c’est une tuerie ! Et ça cale bien.


Nous avons emprunté l’autoroute qui longe la côte et passe au travers de petites villes et villages ne vivant que de la pêche, jusqu’à l’embranchement vers « Freycinet National Park », l’une des principales attractions touristiques de Tasmanie. De là, on accède aux sublimes plages, aux anses protégées, aux falaises abruptes et aux remarquables sentiers de rando qui font du lieu, une étape incontournable


Plusieurs petites balades donnent accès à des points de vue. Mais le plus beau et le plus connu d’entre eux reste « Wineglass Bay » (= baie du verre de vin). Le nom de la baie vient de sa forme arrondi, comme celle d’un pied de verre de vin. J’invente rien j’vous rassure !


A la fin de la rando, nous sommes tombés nez-à-nez avec un wallabi (petit kangourou), qui squattait les buissons près du parking, à la recherche de nourriture. Après avoir joué avec lui une petite demi-heure, nous avons repris la route pour la « Péninsule de Tasman », qui se trouve à 50 kms de Hobart, la capitale de Tasmanie. Mais ça, c’est pour le prochain numéro !



Résumé vidéo :




Les + de l’aventure :

  • Depuis 2/3 mois, Titia se fait piquer chaque nuit par des insectes. Apparemment ils n’aiment pas ma peau ou alors je n’ai pas de réaction à leurs piqûres… Peu importe, nous avons acheté un produit insecticide et avons vidé le van afin de trouver ces p**ains de bestioles. Nous avons aspergé chaque recoin ainsi que les matelas et nos vêtements. Nous en avons profité pour faire un peu de couture afin de changer le tissu des matelas. Ça nous a pris la journée mais au final le résultat est plutôt sympa ! Qui aurait cru que je me mette un jour à la couture !? Pas moi en tout cas… En ce qui concerne les bêbêtes… Elles ont récidivé les jours suivants… Affaire à suivre…



  • Qui a dit que notre mode de vie était différente de la vôtre en France !? On ne perd pas les bonnes vieilles habitudes ! Jugez par vous même !